Paint your demons away
- Hans Deslauriers

- 13 janv.
- 3 min de lecture
Être artiste aujourd’hui, c’est quand même particulier.
On vit dans une époque où tout va vite. Trop vite.
Où on est constamment poussé à produire plus que ce dont on est réellement capable.
Pendant que l’intelligence artificielle menace de créer à notre place, mille fois plus vite, mille fois plus efficacement.
Pendant que les réseaux sociaux essaient de nous faire croire que la vie des autres est infiniment plus belle, plus productive que la nôtre.
Que si tu postes pas, t’existes pas vraiment.
J’suis tellement reconnaissant d’avoir découvert la peinture.

Oui, le tattoo m’a un peu sauvé la vie, ou du moins, il lui a donné un sens.
Mais tu peux pas tatouer 16 heures par jour pis ça reste un métier, quand même.
Peindre, ça se fait n’importe où, n’importe quand.
Ça peut rester un hobby, on s’en fout.
Ce médium-là, c’est la lenteur. C’est raw.
C’est prendre le temps de ralentir dans un monde qui va beaucoup trop vite.
C’est un fuck you à l’intelligence artificielle qui fait de plus en plus “d’art”.

Y’a rien de digital.
Y’a des défauts, pis c’est parfait comme ça.
C’est humain .. C’est vrai.
Une pièce qui prend des dizaines, parfois des centaines d’heures à créer
sans compter les années nécessaires pour atteindre un certain niveau
ça a une valeur que n’importe quelle œuvre digitale ne pourra jamais égaler.
Quand je peins, je ressens un calme immense. Presque indescriptible.
Avec de la musique, un livre audio… ou même le silence complet.
Un silence btw que je suis capable d’endurer seulement à ce moment-là,
parce qu’autrement, le noise se tait jamais vraiment.
Je peux travailler sur une toile pendant des heures, concentré uniquement là-dessus.
Tout autour devient flou. Abstrait. Les heures s’évanouissent.
Le stress aussi.

Et sincèrement, malgré les démons, le bruit, les ups and downs, je vis ma best life.
J’ai construit un univers autour de tout ça qui me fait du bien.
Pis je suis profondément reconnaissant que ça résonne chez d’autres,
que je puisse partager tout ça avec vous.
C’est un win-win.
J’ai appris à m’accrocher au concret. Au fait que mes rêves d’enfant se sont réalisés.
Que je vis une vie à laquelle je n’aurais jamais cru accéder un jour.
J’me suis pas rendu la par chance, mais par besoin.
Un besoin qui était tellement abstrait que j’aurais pas pu en parler y’a 5 ans.
Mon petit univers me protège autant qu’il me nourrit.
Il me donne une raison d’exister pis plus je vieillis, plus j’y trouve un sens.
Comme beaucoup d’autres, sûrement, tout ça, c’est pas juste un métier. C’est vital.
Heureusement, je peux en vivre, et j’en serai toujours profondément reconnaissant.
Créer fait partie de moi. C’est aussi essentiel que manger et respirer.
Sans ça, j’ai l’impression que j’serais pas grand-chose.
C’est peut-être décousu, mais au fond, tout ça pour dire une chose :
J’crois profondément qu’il est essentiel de ralentir.
Oui, c’est important de croire en ses rêves pis de tout donner pour y arriver.
Mais ça peut être lent. Et le plus satisfaisant anyways, c’est le chemin.
La vie est tellement plus douce quand on prend le temps.
J’espère que ces réflexions parleront à certains d’entre vous.
Pis si ça peut rejoindre ne serait-ce qu’une seule personne
qui n’a pas encore trouvé sa “raison d’exister”,
j’espère que ça pourra t’aider à trouver ton chemin.
En attendant..
Paint your fucking demons away.








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