Le Vide | Démons
- hansdeslauriers
- il y a 13 heures
- 2 min de lecture
Si j’avais été à l’université (en psychologie, sûrement),
le « vide » aurait été mon sujet de maîtrise.
Finalement, avec un secondaire 4 en poche, j’ai laissé faire la maîtrise.
À la place, j’en ai fait ma muse.
Sans nécessairement le vouloir, c’est devenu mon sujet principal..
..j’imagine que ça revient au même.

Dans le fond, c’est ce qui drive mon art. Une direction artistique assez claire.
C’est un drôle de sentiment qui me suit depuis toujours. Je pourrais aussi utiliser le mot démons pour décrire tout ça. C’est quelque chose qui s’explique mal avec des mots. Je le mets en images depuis longtemps, mais dernièrement, j’ai ce besoin de trouver comment le décrire plus précisément : de un, pour m’aider à me comprendre moi-même, mais aussi en espérant que ça rejoigne quelqu’un qui pourrait se sentir seul et perdu là-dedans.
C’est comme un feeling de vide. Rien de stressant.
C’est juste gris, fade, pis ça arrive toujours soudainement.
Ça te prend par surprise, pis tu restes pris dans cette zone-là qui te paralyse.
La seule envie, en général, c’est de s’endormir et de se réveiller quand la tempête sera finalement passée, peu importe dans combien de temps.
Pas question d’en finir.
Juste prendre une pause, longue ou courte.. tant que la tempête passe.
Je suis conscient que ça peut sonner négatif, mais ce l’est pas.
C’est neutre. Y’a rien. C’est juste… vide.

Mais heureusement, ça finit toujours par passer. Généralement assez vite.
Et plus tu passes de temps dans le vide, plus ça devient facile à gérer.
Tu commences à l’apprivoiser. Quand il arrive, tu t’en attends un peu plus à chaque fois.
J’ai envie de dire que ça devient presque confortable.
Comme des vieilles pantoufles trouées qu’on s’entête à garder.
J’apprends même à m’en servir comme moteur de création meme si c’est pas parfait pis ce le sera sûrement jamais.
Mes démons, j’ai arrêté d’essayer de m’en débarrasser. J’ai finalement compris que c’était un combat perdu d’avance. J’ai décidé plutôt de m’en servir, d’apprendre à mieux les connaître et à les apprivoiser.
Avant, ils me mettaient des bâtons dans les roues, me paralysaient.
D’un côté, ils me permettaient de créer, mais sans aucun contrôle, et seulement quand eux décidaient.
Maintenant, je peux m’en servir au besoin. Ils existent encore,
aussi présents qu’avant, mais ils sont bien tranquilles dans leur petite cage.
J’en prends soin, parce que sans eux, tout ce que je crée serait vide.







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